Le 10e FIMA vous présente des performances délirantes et délurées, proposées par des artistes multidisciplinaires du Québec et de l’Ontario. Ces activités interactives sont des expériences qui vous sollicitent et vous décoiffent, vous confrontent joyeusement en vous guidant dans une douce folie. Elles auront lieu dans une tente, ainsi qu’à l’intérieur, à l’extérieur et autour d’un module appelé Le laboratoire des Expériences.


 

RACHEL ECHENBERG
RIE(N)Z


Les spectateurs sont invités à une rencontre d’une minute avec l’artiste. Dans une tentative ludique de mélanger intimité, confiance et contrôle, cette performance utilise le rire pour parcourir la frontière entre les relations publiques et privées.

Biographie
L’artiste montréalaise Rachel Echenberg pratique un art multidisciplinaire qui inclut la performance, la vidéo et la sculpture. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de la Nova Scotia College of Art and Design de Halifax, et une maîtrise en performance visuelle du Dartington College of Arts en Grande-Bretagne. Depuis 1992, le travail d’Echenberg a été exposé, performé et projeté à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe, de même qu’au Chili, au Liban, au Maroc et au Japon.

Démarche
Ma pratique artistique explore la présence vivante en provoquant des relations vulnérables, intimes et incontrôlables. Je suis intéressée à la façon dont la proximité et la dislocation affectent le lien entre l’œuvre d’art et son observateur. Mes actions se positionnent à partir d’un questionnement sur les possibilités de l’empathie active et des échanges constructifs dans une perspective anonyme.

HORAIRE vendredi 3 juillet, de 14h à 16h

 
VICTORIA STANTON
LA TEMPÊTE EST À L’EXTÉRIEUR

La Tempête est à l’extérieur
« La Tempête est à l’extérieur », c’est un moment d’arrêt. Pour ralentir. Fermer. Éteindre. Relaxer. S’enfermer dans sa bulle. S’évader. Se vider la tête. Avec une parfaite étrangère. Ensemble, nous créerons un portrait de nulle part. Vous et moi sur un sofa dans une tente. Avec nulle part où être qu’ici même. Maintenant. Maintenant, laissez-moi mettre ma main sur la vôtre, ou votre main sur la mienne, et ensemble nous allons… relaxer. Est-ce possible? C’est ce que nous découvrirons.

Biographie
Victoria Stanton (Montréal, Canada) est une artiste de performance, une vidéaste, un auteur de fiction, de textes critiques et de chansons, et une poète. Elle a présenté son travail visuel et relationnel axé sur le temps et la durée, de même que des performances vidéo / vidéopoèmes au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Grande-Bretagne, en Australie et au Japon Ses écrits littéraires et critiques ont été publiés dans des anthologies canadiennes et américaines, ainsi que dans des magazines d’art, de littérature et style de vie. Elle a également coécrit Impure: Reinventing the Word (conundrum press, 2001) avec Vincent Tinguely.

Démarche
Dans une tentative de brouiller les frontières entre l’art et la vie, et de compliquer la relation entre le rôle de l’artiste, celui du spectateur, entre le temps réel et le temps fictif. Je réalise souvent des performances transactionnelles qui cherchent à produire des moments de transformation et de révélation. Ultimement, je souhaite explorer et révéler une « conscience performative » - un état d’esprit qui sous-tend le potentiel performatif de toute situation; un qui s’approprie et perturbe le quotidien, embrasse l’intimité spontanée, dégageant des moments transformatifs en talonnant la vulnérabilité.

HORAIRE vendredi 3 juillet, de 14h à 16h

 
OWEN ERIC WOOD
L'HABIT NE FAIT PAS LE MOINE

L'habit ne fait pas le moine est un commentaire sur l'influence qu'a la mode sur la perception que les gens ont les uns des autres. En une fraction de seconde, nous accolons à une personne des traits de caractère en nous basant sur ce qu'elle porte. Du niveau de scolarité au statut économique, de l'affiliation politique à l'orientation sexuelle, le vêtement est lourd d'étiquettes. L'artiste présente des images de lui dans un certain nombre de costumes représentant diverses identités sociales. Il invite les gens du public à se joindre à lui pour fabriquer des poupées de papier à son effigie reflétant ce qu'ils pensent qu'il est, ou ce qu'ils aimeraient qu'il soit.

Biographie/Démarche
Owen Eric Wood est un artiste interdisciplinaire dont le travail récent explore la rencontre entre la sculpture, la performance et la vidéo. Son expérience en journalisme et en arts visuels le seconde dans les rapports qu'il construit entre le texte et l'image. Wood a étudié les beaux-arts à l'université Concordia à Montréal, et le journalisme à la Ryerson University de Toronto, où il a aussi travaillé comme chercheur et rédacteur pour CBC (Canadian Broadcasting Corporation). Ses œuvres ont été exposées à l'échelle internationale, en Allemagne, en Espagne, au Brésil et en Grande-Bretagne, de même qu'à Montréal au FIFA (Festival International de Film sur l'Art) et au Rendez-vous du cinéma québécois.

HORAIRE vendredi 3 juillet, de 17h à 19h

 
LOUISE DUBREUIL
LE CONTENANT À CONFLITS

“Le contenant à conflits” est une performance relationnelle. C’est une invitation ouverte à rencontrer et à partager dans le cadre d’une collaboration transformative. Ce procédé intime adopte une approche sérieusement ludique à la gestion créative du conflit, afin de produire un outil de résolution qui soit résilient, réutilisable et qui ait du style.

Démarche
Artiste féministe interdisciplinaire basée à Montréal travaillant dans les arts visuels et de performance. Je suis mue par un désir et un plaisir passionnés de collecter, assembler et transformer des déchets organiques et inorganiques en des œuvres d’art hybrides. À travers mon processus créatif intuitif, intellectuel, humoristique et obsessif, je m’efforce toujours d’exprimer l’universel en exposant le particulier.

HORAIRE
Vendredi 3 juillet de 16h à 20h

 

LES FERMIÈRES OBSÉDÉES
LE THÉÂTRE ÉDULCORÉ

Derrière un rideau noir, une histoire se prépare. Une musique et des pas émergent. De drôles d’engins surgissent à la rencontre du public, semblant être propulsés par une force inconnue. Rideau. Des personnages réels et imaginés s’affrontent sur un canevas désordonné. Tout à coup, l’histoire se déroule devant nos yeux, aux antithèses de ce que nous avions pu nous imaginer.

Biographie
Les Fermières Obsédées est un collectif formé de trois artistes de Québec, issues des arts visuels (Annie Baillargeon, Eugénie Cliche et Catherine Plaisance). Leurs prestations performatives ressemblent à des tableaux vivants où s'enchaînent multiples images symboliques et métaphoriques faisant allusion à notre monde en mouvance. Elles questionnent la lutte pour le pouvoir absolu et parlent de nos tentatives de se situer dans notre recherche d'identité individuelle et collective. Elles développent un langage visuel, alliant le tragique et le burlesque, se situant à la croisée de plusieurs disciplines. Depuis 2001 elles ont présenté leur travail dans divers festivals, centres d'artistes et musées, au Québec, au Canada, en Australie, en France, en Irlande du nord, au pays de Galles et en Pologne.

Démarche
Par le biais de l'art action, Les Fermières Obsédées travaillent à créer des images métaphoriques prenant leur source dans des positionnements sociaux concrets. Par une multitude de contrastes et de jeux scéniques déroutants elles arrivent à tenir en haleine le spectateur qui ne se doute pas dans quelle direction il se fera propulser. Des gestes épurés et schématisés côtoient des artifices éblouissants qui en mettent plein la vue l'espace d'un court instant. Par un théâtre déchu elles incarnent diverses attitudes, tentant de trouver un équilibre entre puissance et faiblesse caractérisant l'être humain. Elles se sont créées une image de groupe animée par le port d'un uniforme se trouvant en constante évolution et mutation avec la démarche. Par cet uniforme les Fermières se retrouvent complices d'une même trame narrative. Cette interchangeabilité provoque une sorte d'endossement participatif aux faits et gestes de l’une et l'autre ; un effet d'entraînement comparable à l'uniformisation de nos sociétés modernes.

HORAIRE Vendredi 3 juillet, de 20h à 22h