Jeudi, 30 juin
21 h - 23 hParc de l’Espoir

MY PERSON IN THE WATER
Durée : 5min30 Année : 2006

Une femme se déplaçant dans l’eau et le regard d’un homme, chacun  vue en dessous de l’eau, élaboré avec la force vectorielle du son, amène  le spectateur vers un sentiment effervescent, un désir de s’intégrer parmi  le sentiment de la séparation.

NUMBER ONE
Durée : 10min15 Année : 2007

Number One se veut une expérience sur l’élasticité possible entre les différents états d’esprits, voire opposés, l’eau étant ici source de l’imaginaire.

VISCERA
Durée : 11min05 Année : 2004-2005

« Viscera … explore des voies tout aussi chargées d’émotion, mais dans un registre complètement différent. Dans cette bande, il est question d’absence et de mémoire. Comment la mémoire vient cristalliser ou dissoudre l’absence en un imaginaire abstrait, par le traitement visuel et sonore, par la gestuelle de répétition, tout en traçant les signes matériels de cette absence dans une fugacité temporelle aussi percutante qu’inaccessible. Il en émane une charge affective et un lyrisme éloquent, où les images se transforment en lignes de fuites permanentes qui jouent entre la fascination qu’elles exercent sur le spectateur et notre désir de vouloir les arrêter, ne serait-ce qu’un court laps de temps, afin de soustraire le souvenir à cette évanescence. » Bernard Claret, FNC

BIO / LEIGHTON PIERCE

Leighton Pierce est un cinéaste, photographe, vidéaste et enseignant américain, né à Rochester, dans l'État de New York. Il est l'auteur d'une quarantaine de films courts, vidéos ou installations. Il a également enseigné le cinéma à l'Université de l'Iowa. Leighton Pierce a été lauréat du prestigieux Guggenheim Fellowship en 1999.

Après avoir étudié la céramique et la composition musicale à l'Université de Syracuse, Leighton Pierce commence à tourner ses premiers films dans les années 1980. Les films de Leighton Pierce travaillent sur des images et des sons d'essence impressionniste, souvent ralenties dans le but de créer un effet hypnotique. Ses films font davantage appel à la sensation qu'à la fiction ou à l'abstraction théorique. Le motif de l'eau - qui s'écoule, clapote ou se gonfle - revient beaucoup dans son œuvre et a donné son nom à l'une de ses plus célèbres séries ("Memories of Water" / "Mémoires de l'eau"). L'universitaire Jacques Aumont parle à son sujet d'un « cinéma de couleur et de matière ». Les images de Pierce se donnent ainsi comme des images mnésiques et atemporelles, d'essence mélancolique ou contemplative. Le cinéaste Jon Jost parle de lui comme d'un « miniaturiste » (ce que montre son film "Fall (Three parts)", où le cinéaste filme le monde à travers une petite boule de verre), dont le premier sujet serait l'enfance - grâce auquel il tente de recomposer le monde des sensations, avec la part de naïveté, de découverte, d'ouverture qui caractérise cet âge des "premières fois". Le cinéaste entend filmer la nature ou les éléments avec la même intensité que le regard du jeune enfant